La dĂ©mocratie est l’une des valeurs et des principes de base universels et indivisibles des Nations Unies. Elle fournit le cadre naturel pour la protection et la rĂ©alisation effective des droits humains. La DĂ©claration universelle des droits de l’homme, adoptĂ©e par l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale en 1948, Ă©nonce clairement le concept de dĂ©mocratie, tandis que le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (1966) pose les fondements juridiques des principes de la dĂ©mocratie au regard du droit international.

Les activitĂ©s des Nations Unies en faveur de la dĂ©mocratie et de la bonne gouvernance sont mises en Ɠuvre par le Programme des Nations Unies pour le dĂ©veloppement (PNUD) , le Fonds des Nations Unies pour la dĂ©mocratie (FNUD) , le DĂ©partement des opĂ©rations de paix (DPO), le DĂ©partement des affaires politiques et de la consolidation de la paix (DPPA) , le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH)  et l’EntitĂ© des Nations Unies pour l’égalitĂ© des sexes et l’autonomisation des femmes (ONU-Femmes) .

Dans les textes fondateurs des Nations Unies

Lorsque les fondateurs de l'ONU ont rĂ©digĂ© la Charte des Nations Unies, ils n’y ont pas inclus le mot « dĂ©mocratie Â». Et pour cause : en 1945, de nombreux États Membres des Nations Unies n’avaient pas adoptĂ© la dĂ©mocratie comme systĂšme ; d’autres s’en rĂ©clamaient, mais ne la mettaient pas en pratique. Bien que la Charte ne mentionne pas le terme « dĂ©mocratie Â», les premiers mots de son prĂ©ambule « Nous, peuples des Nations Unies Â» sont le reflet du principe fondamental de la dĂ©mocratie, Ă  savoir que la volontĂ© des peuples est la source de la lĂ©gitimitĂ© des États souverains et donc de l'ensemble des Nations Unies.

Les Nations Unies ne dĂ©fendent pas un modĂšle spĂ©cifique de gouvernement, mais plutĂŽt une gouvernance dĂ©mocratique en tant qu’ensemble de valeurs et de principes qui devraient ĂȘtre suivis pour une plus grande participation, pour l’égalitĂ©, la sĂ©curitĂ© et le dĂ©veloppement humain.

La dĂ©mocratie repose sur la volontĂ© librement exprimĂ©e des peuples et est en corrĂ©lation Ă©troite avec l’état de droit et l’exercice des droits humains  et des libertĂ©s fondamentales. Les femmes sont les Ă©gales des hommes dans les sphĂšres publiques et privĂ©es et en matiĂšre de prise de dĂ©cision.

Ces valeurs sont consacrĂ©es dans la DĂ©claration universelle des droits de l’homme (1948), qui stipule que « la volontĂ© du peuple est le fondement de l'autoritĂ© des pouvoirs publics Â».

Le Pacte international relatif aux droits civils et politiques  (1966) pose les fondements juridiques des principes de la dĂ©mocratie au regard du droit international, notamment la libertĂ© d’expression (Article 19), la libertĂ© de rĂ©union pacifique (Article 21) et la libertĂ© d’association (Article 22).

La Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination Ă  l’égard des femmes (1979) rĂ©affirme notamment le principe de l’égalitĂ© et stipule que les États parties prennent toutes les mesures appropriĂ©es pour Ă©liminer la discrimination Ă  l’égard des femmes dans la vie politique et publique du pays et, en particulier, leur assurent, dans des conditions d’égalitĂ© avec les hommes, le droit de voter Ă  toutes les Ă©lections et dans tous les rĂ©fĂ©rendums publics et ĂȘtre Ă©ligibles Ă  tous les organismes publiquement Ă©lus.

L’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations Unies et la dĂ©mocratie

Depuis 1988, l'AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale a adoptĂ© au moins une rĂ©solution par an relative Ă  un aspect de la dĂ©mocratie.  Lors du Sommet sur le dĂ©veloppement durable, tenu en septembre 2015 Ă  New York, les États Membres de l’Organisation ont adoptĂ© un nouveau programme de dĂ©veloppement durable intitulĂ© « Transformer notre monde : le Programme de dĂ©veloppement durable Ă  l’horizon 2030 Â», qui rĂ©affirme la volontĂ© des États Membres envers un monde oĂč le dĂ©veloppement durable est favorisĂ© par la dĂ©mocratie, la bonne gouvernance et l’état de droit.  Le Programme de dĂ©veloppement durable Ă  l’horizon 2030 est venu rĂ©affirmer les engagements pris prĂ©cĂ©demment lors du Sommet mondial de 2005 et dans la DĂ©claration du MillĂ©naire.

La démocratie et les droits humains

Cadre normatif des droits humains

La libertĂ©, le respect des droits humains et le principe de la tenue d'Ă©lections honnĂȘtes et pĂ©riodiques au suffrage universel sont des valeurs qui constituent des Ă©lĂ©ments essentiels de la dĂ©mocratie. À son tour, la dĂ©mocratie devient un environnement naturel pour la protection et la rĂ©alisation effective des droits de l'homme.

Pendant plusieurs annĂ©es, l'AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations Unies et l'ancienne Commission des droits de l'homme  ont tentĂ© d'utiliser les instruments internationaux relatifs aux droits humains pour promouvoir une comprĂ©hension commune des principes, des normes, des critĂšres et des valeurs qui constituent le fondement de la dĂ©mocratie. En 2000, la Commission a recommandĂ© une sĂ©rie de mesures lĂ©gislatives, institutionnelles et pratiques importantes visant Ă  consolider la dĂ©mocratie et en 2002, la Commission a dĂ©clarĂ© que les Ă©lĂ©ments suivants Ă©taient essentiels Ă  la dĂ©mocratie :

  • Respect des droits humains et des libertĂ©s fondamentales
  • LibertĂ© d'association
  • LibertĂ© d'expression et d'opinion
  • AccĂšs au pouvoir et Ă  son exercice conformĂ©ment Ă  l'Ă©tat de droit
  • Tenue d'Ă©lections libres, rĂ©guliĂšres et pĂ©riodiques au suffrage universel et Ă  bulletin secret, reflet de l'expression de la volontĂ© du peuple
  • Un systĂšme pluraliste de partis et d'organisations politiques
  • La sĂ©paration des pouvoirs
  • L'indĂ©pendance de la justice
  • La transparence et la responsabilitĂ© dans l'administration publique
  • Des mĂ©dias libres, indĂ©pendants et pluralistes

Depuis sa crĂ©ation le 15 mars 2006, le Conseil des droits de l’homme  (qui a succĂ©dĂ© Ă  la Commission des droits de l’homme) a adoptĂ© une sĂ©rie de rĂ©solutions qui mettent en exergue la relation d’interdĂ©pendance et de renforcement mutuel qui existe entre la dĂ©mocratie et les droits humains. Ainsi, les rĂ©solutions 19/36 et 28/14 sur « Les droits de l’homme, la dĂ©mocratie et l’État de droit Â» en sont des exemples rĂ©cents.

Remédier aux déficits de démocratie

Les dĂ©ficits dĂ©mocratiques et la faiblesse des institutions comptent parmi les principaux obstacles qui entravent l'exercice effectif des droits humains. Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH)  et le Programme des Nations Unies pour le dĂ©veloppement (PNUD)  s'efforcent d'aplanir ces problĂšmes par le biais de services consultatifs ou de programmes de coopĂ©ration technique. Le HCDH contribue Ă  promouvoir la gouvernance dĂ©mocratique en soutenant les dĂ©mocraties en transition et les pays sortant d'un conflit ; il appuie les institutions dĂ©mocratiques en amĂ©liorant la capacitĂ© des parlementaires Ă  s'engager dans la protection des droits humains. Le renforcement de l’état de droit et la promotion des droits humains sont la pierre angulaire des activitĂ©s menĂ©es par le PNUD pour rĂ©aliser le dĂ©veloppement durable et Ă©liminer l’extrĂȘme pauvretĂ©. Chaque annĂ©e, le Programme investit, en moyenne, 565 millions de dollars pour soutenir une gouvernance et un dĂ©veloppement inclusifs au niveau local.

Soutenir les démocraties en transition

Dans les dĂ©mocraties en transition et les pays qui sortent de conflits, le HCDH collabore avec les gouvernements nationaux et d'autres acteurs pour faire face au passĂ© afin de reconstruire la confiance du public et de restaurer la paix et l'Ă©tat de droit. En se concentrant sur la lutte contre l'impunitĂ©, le HCDH a soutenu des programmes de justice transitionnelle dans plus de 20 pays au cours de la derniĂšre dĂ©cennie. Dans le cadre de ces activitĂ©s, le Haut-Commissariat s'assure que les aspects relatifs aux droits humains et Ă  la justice transitionnelle sont reflĂ©tĂ©s dans les accords de paix. Il soutient Ă©galement la mise en place de processus de recherche de la vĂ©ritĂ©, de mĂ©canisme de responsabilitĂ© judiciaire et de programme de rĂ©parations ; il dĂ©veloppe aussi la rĂ©forme institutionnelle.

Orienter les efforts nationaux et régionaux

En mars 2012, le Conseil des droits de l’homme a adoptĂ© une rĂ©solution intitulĂ©e « Droits de l’homme, dĂ©mocratie et Ă©tat de droit Â», qui rĂ©affirme que la dĂ©mocratie, le dĂ©veloppement et le respect de tous les droits humains et des libertĂ©s fondamentales sont interdĂ©pendants et synergiques et qu’il faudrait accorder la prioritĂ© Ă  l’action menĂ©e aux niveaux national et international visant Ă  les promouvoir et Ă  les renforcer. Quant a lui, le Haut-Commissariat aux droits de l'homme a publiĂ© une Étude sur les difficultĂ©s communes rencontrĂ©es par les États dans leurs efforts pour assurer la dĂ©mocratie et l’état de droit dans l’optique des droits de l’homme et a rĂ©uni des experts internationaux en 2013 pour dĂ©battre des questions soulevĂ©es dans cette Ă©tude.

Dans sa rĂ©solution 28/14, le Conseil des droits de l’homme a Ă©galement dĂ©cidĂ© de crĂ©er un Forum sur les droits de l’homme, la dĂ©mocratie et l’état de droit  afin d’offrir un espace de promotion du dialogue et de la coopĂ©ration concernant les questions ayant trait aux relations entre ces domaines et de recenser et analyser les pratiques optimales, les problĂšmes rencontrĂ©s et les possibilitĂ©s qui se dĂ©gagent de l’action menĂ©e par les États pour garantir le respect des droits de l’homme, de la dĂ©mocratie et de l’état de droit. Le Forum se tient tous les deux ans. La derniĂšre rĂ©union s'est tenue Ă  GenĂšve les 24 et 25 novembre 2022, sur le thĂšme « Renforcer les dĂ©mocraties pour reconstruire en mieux : difficultĂ©s et perspectives Â».

Le HCDH travaille Ă©galement avec des organisations intergouvernementales de promotion de la dĂ©mocratie comme l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) , l’Union interparlementaire (UIP) , l’Organisation pour la sĂ©curitĂ© et la coopĂ©ration en Europe (OSCE)  et des organisations intergouvernementales rĂ©gionales.

La démocratie et les élections

Les Nations Unies jouent un rĂŽle d’acteur fiable et impartial en fournissant chaque annĂ©e une assistance Ă©lectorale Ă  environ 60 pays, Ă  la demande des États Membres ou Ă  partir d'un mandat du Conseil de sĂ©curitĂ© ou de l'AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale.  L'assistance comprend des services de conseil, de logistique, de formation, d'Ă©ducation civique, d'applications informatiques et d'observation Ă  court terme. L'ONU s'efforce Ă©galement de renforcer les capacitĂ©s concernant l'environnement politique global en travaillant avec les Ă©lecteurs, les mĂ©dias, les partis politiques, la sociĂ©tĂ© civile, ainsi qu'avec le parlement et la justice.

L’assistance Ă©lectorale vise essentiellement Ă  accompagner les États Membres dans l’organisation d’élections pĂ©riodiques, inclusives, transparentes et crĂ©dibles et Ă  Ă©tablir des processus Ă©lectoraux durables au niveau national. Cette assistance Ă©lectorale est une composante cruciale et rĂ©ussie du maintien de la paix, de la consolidation de la paix et de l'Ă©tablissement et de l'approfondissement de la gouvernance dĂ©mocratique.

Plusieurs programmes, fonds, institutions et dĂ©partements de l'ONU sont impliquĂ©s dans l'assistance Ă©lectorale. Le SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral adjoint aux affaires politiques et Ă  la consolidation de la paix  est dĂ©signĂ© par le SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral en tant que point focal de l’Organisation pour les activitĂ©s d’assistance Ă©lectorale.  La Division de l’assistance Ă©lectorale , au sein du DĂ©partement des affaires politiques et de la consolidation de la paix , appuie le point focal des Nations Unies en assurant, Ă  l’échelle du systĂšme, la cohĂ©rence dans la fourniture de l’assistance Ă©lectorale des Nations Unies. Le Programme des Nations Unies pour le dĂ©veloppement  fournit une assistance technique et encourage la participation des femmes, des jeunes et d'autres groupes sous-reprĂ©sentĂ©s aux Ă©lections et coordonne Ă©galement le soutien des donateurs. Dans les situations de maintien de la paix ou d'aprĂšs-conflit, les composantes militaires et policiĂšres des missions de maintien de la paix aident les organismes nationaux chargĂ©s de l'application des lois Ă  sĂ©curiser les Ă©lections. L'ONU s'associe Ă©galement Ă  d'autres organisations rĂ©gionales, intergouvernementales et non gouvernementales impliquĂ©es dans l'assistance Ă©lectorale.

Les Nations Unies soutiennent les élections dans le monde

La dĂ©mocratie et la sociĂ©tĂ© civile : le Fonds des Nations Unies pour la dĂ©mocratie

Le Fonds des Nations Unies pour la dĂ©mocratie (FNUD)  soutient des projets qui visent Ă  renforcer la voix de la sociĂ©tĂ© civile, Ă  promouvoir les droits humains et Ă  encourager la participation de tous les groupes aux processus dĂ©mocratiques. La grande majoritĂ© des subventions sont octroyĂ©es Ă  des projets menĂ©s par des organisations locales de la sociĂ©tĂ© civile, dans des pays oĂč la dĂ©mocratisation est en phase de transition ou de consolidation.

Depuis sa crĂ©ation en 2005, le FNUD a appuyĂ© prĂšs de 900 projets  dans plus de 130 pays et dĂ©boursĂ© au total plus de 250 millions de dollars. Les subventions allouĂ©es par le Fonds varient entre 100 000 et 300 000 dollars ; le Fonds dĂ©pend entiĂšrement des contributions volontaires des États Membres. Jusqu’à prĂ©sent, il a Ă©tĂ© soutenu par plus de 40 gouvernements. Les plus grands donateurs sont les États-Unis, la SuĂšde, l'Allemagne et l’Inde. Des Ă©valuations externes des projets achevĂ©s sont disponibles sur le site Internet du FNUD.

Les femmes et la démocratie

La dĂ©mocratie a besoin des femmes pour ĂȘtre vĂ©ritablement dĂ©mocratique, et les femmes ont besoin de la dĂ©mocratie pour pouvoir changer les systĂšmes qui les empĂȘchent, et empĂȘchent les sociĂ©tĂ©s dans l’ensemble, de rĂ©aliser l’égalitĂ©. La Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination Ă  l’égard des femmes  rĂ©affirme l’importance de la reprĂ©sentation des femmes dan la vie politique de leurs pays et la rĂ©solution de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de 2011 sur la participation politique des femmes (A/RES/66/130) souligne Ă©galement le rĂŽle des femmes dans les processus dĂ©mocratiques, en rĂ©affirmant que la participation active des femmes sur un pied d’égalitĂ© avec les hommes.

En dĂ©pit de ces avancĂ©es au plan normatif, et aussi universels qu’ils soient, ces objectifs demeurent nĂ©anmoins illusoires pour de nombreuses femmes et les progrĂšs sont lents. Au 1er juin 2025 , il y avait 27 pays oĂč 31 femmes occupaient des postes de chef d'État et/ou de gouvernement. Au rythme actuel, il faudra 130 ans pour que la paritĂ© dans les dĂ©cisions politiques du plus haut niveau soit atteinte.

Seulement six pays comptent 50 pour cent ou plus de femmes au parlement dans les chambres uniques ou basses : Rwanda (64 %), Cuba (56 %), Nicaragua (55 %), Andorre (50 %), Mexique (50 %) et Émirats arabes unis (50 %). Toutefois, 21 pays comptent moins de 10 % de femmes au parlement, et certains n'en comptent aucune. Au rythme actuel, la paritĂ© hommes-femmes dans les assemblĂ©es lĂ©gislatives nationales ne devrait pas ĂȘtre atteinte avant 2063.

Les femmes sont confrontées à deux sortes d'obstacles sur la voie de la participation à la vie politique. D'une part, des entraves structurelles causées par des lois et des institutions discriminatoires qui réduisent encore aujourd'hui leurs possibilités de voter ou de se porter candidates à un mandat politique. D'autre part, faute de moyens, les femmes ont moins de chances que les hommes de suivre une formation, de nouer les contacts et de bénéficier des ressources nécessaires pour devenir des dirigeantes performantes.

Les Nations Unies soutiennent la participation des femmes Ă  la vie politique. En juillet 2010, l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations Unies a créé ONU-Femmes , l’entitĂ© des Nations Unies pour l’égalitĂ© des sexes et l’autonomisation des femmes, afin de relever ces dĂ©fis. Les États membres de l’ONU ont franchi un cap dĂ©cisif dans l’accĂ©lĂ©ration des objectifs de l’organisation en matiĂšre d’égalitĂ© des sexes et d’autonomisation des femmes. La crĂ©ation d’ONU-Femmes est intervenue dans le cadre du programme de rĂ©forme de l’ONU, et regroupe les ressources et les mandats pour en renforcer l’impact. ONU-Femmes lutte en faveur de nouvelles lĂ©gislations nationales et de rĂ©formes constitutionnelles garantissant le juste accĂšs des femmes Ă  la vie politique .

La démocratie, les jeunes et les Nations Unies

Plus de 40 % de la population mondiale a moins de 25 ans. Les dĂ©fis auxquels ils sont confrontĂ©s sont sans prĂ©cĂ©dent : les changements climatiques, le chĂŽmage, diffĂ©rentes formes d’inĂ©galitĂ©s et d'exclusion, la migration dans plusieurs rĂ©gions du monde. Les jeunes sont Ă©galement des porte-parole dont la voix rĂ©sonne de maniĂšre puissante au sein de leur propre gĂ©nĂ©ration : Malala Yousafzai, sur le droit Ă  l'Ă©ducation pour tous, Greta Thunberg, chef de file de la lutte contre le changement climatique, ou Emma Watson, qui mobilise les hommes et les garçons en faveur de l'Ă©galitĂ© des sexes.

Le SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral a nommĂ© le premier EnvoyĂ© pour la jeunesse, chargĂ© d'Ă©laborer une stratĂ©gie des Nations Unies pour la jeunesse. En mars 2015, l'AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations Unies a adoptĂ© la rĂ©solution « Enseignement de la dĂ©mocratie Â», qui invite l'ensemble des entitĂ©s des Nations Unies Ă  recourir Ă  l'enseignement pour renforcer les initiatives prises en faveur de la paix, des droits humains, de la dĂ©mocratie, du respect de la diversitĂ© religieuse et culturelle, et de la justice. Les États Membres y sont Ă©galement fortement encouragĂ©s Ă  inscrire l'enseignement de la dĂ©mocratie, avec l'Ă©ducation civique et les droits humains, dans leurs normes d’éducation.

Le Rapport mondial sur la jeunesse, publiĂ© par le DĂ©partement des affaires Ă©conomiques et sociales des Nations Unies traite des domaines clĂ©s du dĂ©veloppement des jeunes dans le monde. Le Forum de la jeunesse, que le Conseil Ă©conomique et social organise chaque annĂ©e depuis 2012, offre aux jeunes un espace unique oĂč exprimer leurs opinions, mettre leurs idĂ©es en commun et rĂ©flĂ©chir ensemble Ă  la mise en Ɠuvre du Programme de dĂ©veloppement durable Ă  l’horizon 2030.

Journée internationale de la démocratie

La JournĂ©e internationale de la dĂ©mocratie, cĂ©lĂ©brĂ©e le 15 septembre, est l'occasion de rĂ©examiner l'Ă©tat de la dĂ©mocratie dans le monde. La dĂ©mocratie est un processus autant qu'un objectif, et seule la pleine participation et l'appui de la communautĂ© internationale, des organes de gouvernance nationaux, de la sociĂ©tĂ© civile et des individus, permettront de faire de l'idĂ©al dĂ©mocratique une rĂ©alitĂ© universelle.

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